Sécurité 

Voir et être vu la nuit

Pour être bien vu par les autres usagers de la rue !


A vélo, l’essentiel est de bien voir mais surtout d’être vu. C’est le sens de la campagne, intitulée «Cyclistes, brillez !», que la FUBicy (Fédération des usagers de la bicyclette) avait menée lors de la semaine de la Sécurité routière pour sensibiliser les cyclistes sur l’importance d’un bon dispositif d’éclairage actif et passif dans leurs trajets quotidiens.

Si en ville l'éclairage d'un vélo sert moins à voir son chemin (grâce à la présence massive de l’éclairage public) qu’à servir de signalisation dynamique, il ne doit pas être négligé comme le pensent encore trop de personnes peu soucieuses de leur sécurité.

En ville comme à la campagne, il importe… de se faire voir : la visibilité du cycliste est primordiale pour sa sécurité. Moins voyant que les autres véhicules du fait de son faible volume, ses ressources en énergie limitées ne lui permettent pas de disposer d'un éclairage d'égale puissance. Raison de plus pour s’équiper : il existe ainsi plusieurs systèmes d’éclairage actif, qui sont adaptés à vos besoins et vos pratiques.

Conseils pour le velo de nuit 


Dès la tombée du jour, pensez à mettre votre éclairage en fonctionnement : de nouveaux modèles évitent les désagréments des dynamos classiques. "Nec" plus ultra, les systèmes d’éclairage au moyen de la roue sont fiables et performants mais restent onéreux. Plus abordables : des systèmes de feux arrière qui ont le grand avantage de rester en veille une fois arrêté à un carrefour.

Il est aussi conseillé de porter des vêtements et des accessoires réfléchissants. Ils ne peuvent remplacer un éclairage installé sur le vélo. Même si le risque zéro n’existe pas à vélo comme pour tous les autres modes déplacements, il faut savoir que le danger de rouler à Paris est bien moindre qu’en périphérie, où les vitesses des véhicules motorisés est largement plus élevé.

Mais la conduite à Paris sur un velo nécessite de redoubler d’attention car un obstacle ou un événement imprévu peut survenir à tout moment sur le parcours… Un conseil : acheter deux accessoires d’un rapport efficacité-prix remarquable : à l’avant du vélo, un rétroviseur et à l’arrière, un écarteur de danger.

Diodes ou lampes ?

Si les diodes vous permettent d’être vu, pour voir votre parcours distinctement, il est préférable, à l’heure actuelle du marché français, de posséder des phares avant à ampoule qui s’imposent pour voir et être vu des autres usagers. Les modèles halogènes sont plus performants en intensité et en portée de la source lumineuse, à puissance identique. Un phare de plus forte puissance améliore en effet grandement le confort visuel (donc la sécurité), notamment en réduisant le temps d'adaptation de l'oeil après un éblouissement (passage d'un véhicule, fin de zone éclairée...). Plus fragiles, ces lampes peuvent être équipées de limiteurs de tension, afin d’éviter de fatiguer ou de griller les ampoules quand vous roulez vite.

A l'arrière, une lampe avec des diodes rouges (LEDs) est une bonne solution : bien visibles, économes en énergie (des piles bouton suffisent) et peu coûteuses, robustes et de très grande durée de vie (100 000 h environ), elles sont faciles à trouver chez votre vélociste. Encore mieux : couplées à un circuit électronique et un condensateur de forte capacité, elles peuvent être alimentées par dynamo et rester allumées jusqu'à 20 minutes après l'arrêt, sans piles ! Quelque soit en effet le modèle de lampe à l’arrière, un critère de choix majeur est désormais celui de disposer d’un système restant allumé à l’arrêt, le temps d’attendre de passer à un carrefour par exemple : un dispositif de réserve d'énergie par condensateur, qui commence à percer sur le marché, est manifestement gage d’une sécurité accrue, en particulier par exemple lorsque l’on transporte un enfant sur un siège...

Eclairage fixe ou amovible

Un système amovible à piles peut être intéressant si vous utilisez plusieurs vélos car facile à installer (pas de câbles), si vous roulez peu ou si vous faites du velo tout-terrain. En outre, ces systèmes permettent un éclairage à l’arrêt.

Mais pour l’usage en ville, l’inconvénient majeur est  lié à l’autonomie réduite de ces dispositifs et la contrainte de devoir l’emporter dans vos poches ou votre sac chaque fois que vous stationnez votre vélo, pour éviter le vol. Les vélos « premier prix » sont souvent d’ailleurs équipés de tels produits, qui ont une durée de vie limitée tant pour les fixations sur le vélo que pour la résistance du boîtier qui s’avère fragile quand il s’agit de remplacer les piles qu’il faut souvent changer. Certains boîtiers, équipés à l’origine de piles rechargeables (accumulateurs), ont cependant un système de prise pour brancher un chargeur, ce qui évite de les détériorer en les ouvrant trop souvent. Des éclairages de type diodes (LEDs), grâce à leur consommation très réduite (voir ci-après), sont particulièrement adaptés à ce type d’accessoires.

Quant aux éclairages fixes, ce sont essentiellement ceux que vous trouvez d’origine sur les velos de ville ou les "VTC" : une dynamo, et des lampes fixées au cadre, au porte-bagages ou aux garde-boue.


Dynamos latérales ou au moyeu ?

Vous connaissez les dynamos latérales avec un galet, qui sont entraînées par roulement sur le flanc du pneu. Si elles présentent des avantages appréciables (autonomie complète, poids modeste), elles ont de gros inconvénients liés à leur rusticité : pas de lumière quand vous vous arrêtez dans les carrefours, un phénomène de patinage en temps de pluie (au moment où l’éclairage s’impose !) et un rendement plus que médiocre (moins de 25 %) car souvent trop collée ou trop distante du pneu ! Car le dispositif mécanique à deux positions qui sert à plaquer le galet contre le pneu, prend vite du jeu et perd d’autant d’efficacité, sans parler des risques de détérioration en ville lorsque l’on gare son velo

Toutefois, il existe maintenant des modèles de dynamos haut de gamme, plus coûteuses mais qui ont un rendement entre 60 % et 85 %, évitent l’effet de patinage par temps de pluie et sont munies en option d'une capacité ou d'un petit accu qui maintient l'éclairage pendant quelques minutes à l'arrêt.

Autre famille de dynamos plus performantes, les modèles « sous bases arrière » qui se placent près du boîtier de pédalier et sont entraînées par la bande de roulement du pneu. Leur plus grande surface d'entraînement limite le patinage et leur rendement est souvent supérieur. Par contre, elles sont très exposées aux projections de boue et d'eau, et doivent donc être d'une résistance à toute épreuve.Mais si vous recherchez un système plus évolué, qui ne donne pas la désagréable sensation de faire un effort supplémentaire de pédalage à cause d’une résistance au roulement excessive, il existe depuis quelques années des dynamos de moyeu qui relèguent leurs ancêtres au rang d’antiquités : d’un rendement exceptionnel (jusqu’à 90 %), inusables, étanches en cas de pluie, elles pilotent l’éclairage en fonction de la luminosité ! Par contre, elles sont souvent plus chères car souvent de haut rendement, et aussi plus complexes à faire installer : leur pose nécessite de changer la roue avant ou de la faire re-rayonner par un spécialiste.

Il est du coup plus facile de posséder ce type d’équipements sur un vélo neuf. Raison de plus pour monter en gamme lors de votre prochain achat de vélo !


Eléments réfléchissants

Complément indispensable et naturel de l’éclairage actif, les dispositifs passifs, tels que réflecteurs, catadioptres, et autres bandeaux ou vêtements réfléchissants, sont des accessoires à employer sans modération ! Pensez à réfléchir car ces éléments renvoient la lumière émise par les autres véhicules. Le dispositif le plus spectaculaire en la matière est sûrement celui des pneux à jantes réfléchissantes qui offrent une surface luninescente bien appréciable quand il s’agit de croiser des véhicules en provenance des voies adjacentes.Très efficaces, ils n'ont cependant d'utilité que lorsque le cycliste se trouve dans le faisceau des phares d'un véhicule, et ne renvoient pas toujours la lumière dans l'angle exact de vision du conducteur dudit véhicule. Indispensables pour votre sécurité notamment en cas de panne de votre éclairage, ils ne peuvent prétendre à remplacer l’éclairage obligatoire avant (feu à lumière blanche) et arrière (feu rouge) sur tout velo commercialisé en France, même dans les produits « premier prix » !

Casque ou pas casque ?

Le sujet déclenche les réactions passionnées entre partisans et adversaires du port systématique de cet équipement qui n’est pas obligatoire en France. Dans le cas des enfants, le casque est cependant recommandé car, à cette tranche d’âge, on est peu conscient des risques et sujet à de nombreuses chûtes sans avoir le réflexe de se rattraper.

 

Pour les adultes, les risques d’une pratique en ville ne sont par contre pas spécialement élevés et les accidents souvent bénins : seul le cas d’une pratique sportive, lors d’un parcours de VTT ou de bicross dans des chemins empierrés ou d’une boucle de course sur des petites routes pas toujours si tranquilles que cela, implique l’usage du casque.

 

Important à savoir, le casque ne sera efficace que bien posé, c’est-à-dire bien porté à l’horizontale. Il s’agit de bien choisir le modèle qui convient à votre morphologie. Enfin, en cas de choc violent sur le casque, même s’il n’est pas  cabossé, il faut s’en débarrasser et le remplacer !

Quels dangers à vélo ?

Circuler à vélo nécessite une attention constante pour déjouer les pièges de la circulation. Quelques conseils de sécurité pour la période hivernale où la météo se fait plus capricieuse... 

 

Accidents de la rue : piétons, scooters et motos en première ligne


A Paris, piétons et deux-roues motorisés sont les plus touchés par les risques d’accidents : 75% des victimes en 2006. Chez les personnes qui ne font pas de velo (ou qui hésitent à en faire), la crainte des accidents peut les inciter à ne pas utiliser leurs vélos. Bien que le nombre de cyclistes progresse depuis plusieurs années (+46 % de cyclistes de 2001 à fin 2006), la courbe de progression des accidents s’infléchit à mesure de la présence croissante des cyclistes. Se déplacer à Paris à vélo n’est pas plus dangereux que d’autres moyens de déplacements et les accidents graves à vélo sont plus nombreux en périphérie. La conduite d’un scooter ou d’une moto est bien plus dangereuse que celle d’un vélo, car les vitesses concernées sont supérieures à celles des bicyclettes.

Pour le détail des chiffres sur l’accidentologie routière à Paris :

 

» Consulter les chiffres des accidents de la route à Paris    

 

Changements de file, dépassements dangereux...


Avec 30 tués sur les 10 premiers mois de l’année 2007 contre 47 sur la même période en 2006, la baisse est importante : mais la vigilance doit rester forte, car les blessés sont encore nombreux à Paris. Changements de direction, de file ou dépassements dangereux et excès de vitesse sont les principales causes des accidents qui peuvent impliquer des cyclistes.
Chez ces derniers, si le nombre de blessés, légers ou graves, reste stable (malgré la progression sensible de leur nombre, surtout depuis le démarrage de Vélib’), il faut déplorer en 2007 le décès de cinq cyclistes : quatre étaient liés au phénomène de l’ « angle mort ». Se déplacer à vélo nécessite donc une attention constante pour déjouer les pièges de la circulation. Un message de vigilance à répéter à une saison où les jours sont plus courts et la météo plus capricieuse.
La FUBicy (Fédération des usagers de la bicyclette) vient d’éditer le « Guide du cycliste urbain » qui fourmille de nombreux conseils pratiques, comme ceux relatifs à leur visibilité, afin de circuler à vélo en toute sérénité.


La Ville de Paris a relancé, durant la première quinzaine de novembre, une campagne de sensibilisation. Il s’agit d’interpeller les usagers au travers de quatre messages ciblés (cyclistes, piétons, conducteurs d’automobiles et de deux-roues motorisés), par voies d’affiches et de cartes postales diffusées dans les mairies d’arrondissement. L'objectif est de rappeler à tous les dangers de la route et les précautions indispensables à l'égard des autres usagers. Dans un souci de pédagogie, plusieurs dépliants dans la collection « sécurité routière » ont été réalisés en parallèle, avec la participation de la préfecture de Police de Paris, de la Sécurité routière et des associations de transporteurs.

 

Attention aux angles morts !


Principale cause des accidents impliquant des poids lourds, la question des angles morts est mal connue. 
En collaboration avec le Gatmarif (Groupement des activités du transport et de la manutention en Ile-de-France), un dépliant à destination des adhérents de ces organismes professionnels a été élaboré sur le problème majeur des angles morts de vision pour les conducteurs de gros véhicules. Cette brochure rappelle ce problème de sécurité crucial dans une grande ville, qui se traduit par de dramatiques accidents impliquant des poids lourds et dont sont victimes piétons et cycles toutes catégories confondues, cyclistes comme deux-roues motorisés. Le but de ce document est de « resensibiliser » ces conducteurs de poids lourds à un enjeu de sécurité qu’ils connaissent déjà, car les transporteurs de marchandises, en tant que conducteurs d’un véhicule de plus de 7,5 tonnes, font l’objet d’une formation obligatoire pour l’obtention de leur permis. Edité à 70 000 exemplaires, ce dépliant est diffusé par les structures fédératives aux professionnels du transport de marchandises et par la Mairie de Paris aux chauffeurs de bennes et de véhicules de propreté notamment.

 

» Découvrir les dangers des angles morts

 

À vélo ou à Vélib’, soyons vigilants !


Si les chauffeurs professionnels sont sensibilisés, il n’empêche que de nombreux véhicules de taille intermédiaire (camionnettes) peuvent être conduits, souvent par le biais de la location, par des détenteurs d’un simple permis automobile : les commerçants et artisans, ou même de simples particuliers, peuvent conduire des véhicules utilitaires sans y avoir été formés. Les cyclistes doivent donc être particulièrement attentifs et vigilants lorsqu’ils se trouvent confrontés à leur présence, car les vélos sont très exposés chaque fois qu'un véhicule se déporte pour tourner ou changer de voie. Il convient donc de percevoir les camions avec un nouveau regard…
Pour cette raison, la Ville de Paris a complété ce dispositif d’information par une deuxième version du dépliant à destination des cyclistes : « Cyclistes, conducteurs de camions : qu’est-ce que l’angle mort d’un camion ? Comment l’anticiper ? ». Parue début novembre 2007, cette brochure sensibilise les usagers aux différents angles morts : sur les côtés, à l’arrière et même devant… Edité à 50 000 exemplaires, ce dépliant est diffusé chez les loueurs de vélos parisiens et les associations de cyclistes.

 

Les Vélib' arborent les couleurs de la sécurité routière


En complément du nouveau dépliant « deux-roues » qui sort simultanément sur le thème de l’angle mort de vision pour les conducteurs de gros véhicules, les Vélib’ véhiculent le message de cette campagne. Début novembre, 5000 cavaliers ont été accrochés aux paniers des bicyclettes, avec, au dos, les conseils indispensables en terme de sécurité. Ils sensibilisent les cyclistes aux dangers des angles morts : lorsqu’ils circulent à proximité d’un utilitaire ou d’un poids lourd, les vélos sont très exposés chaque fois qu'un véhicule se déporte pour tourner ou changer de voie...
Il est toujours possible de consulter ou de se procurer la brochure Vélib’, éditée durant l’été et consacrée à la sécurité : ce petit dépliant rappelle les principales règles pour « bien conduire et se conduire à velo ». Avec Vélib’, comme avec un velo personnel, la ville est un fantastique terrain de liberté. Cette liberté de mouvement ne doit pas conduire à des attitudes téméraires à velo ou préjudiciables aux autres usagers, en particulier les plus fragiles (enfants, personnes âgées…). Facile à glisser dans sa poche ou dans son sac, il s’adresse à tous les cyclistes parisiens. Disponible en mairie d’arrondissement, on peut aussi le télécharger sur le site Internet de Vélib’.

 

En deux temps et en mouvement, une action de familiarisation à la conduite en ville à vélo


Pour compléter cette campagne et ces outils de communication, la Ville de Paris a mené en décembre 2007 une action concrète à destination des nouveaux cyclistes découvrant Paris : des ateliers de pratique pour surmonter sa peur de la conduite à vélo...

Quelle réglementation pour votre vélo ?

La législation impose de disposer d’un dispositif réfléchissant à l’avant (blanc), d’un ou plusieurs à l’arrière (rouge), ainsi que sur les côtés (papillons généralement clipsés dans les rayons) et sur les pédales (orange).


Le non-respect de ces règles vous expose à des amendes et à la mise en cause éventuelle de votre responsabilité civile ! Ainsi, l’absence de signalisation lumineuse va de 11 € (amende forfaitaire) à 38  € (amende pénale).


Toutes ces informations réglementaires sont contenues dans la précieuse brochure de la préfecture de Police de Paris intitulée « Cyclistes, conseils pour votre sécurité », nouvelle édition d’aôt 2005 à l’initiative du Service de la communication et des relations publiques.

Plus d’infos sur le site www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr

Rester dans sa file

Dans le cadre de vos déplacements sur des voies circulées, à 50 comme à 30 km/heure, roulez à droite de la circulation, sauf bien sûr si vous devez tourner à un carrefour en signalant votre changement de direction en tendant le bras.

 

Histoire de gagner quelques secondes fatales, ne soyez pas tenté de dépasser par la droite des véhicules, en particulier les poids lourds qui ont un "angle mort" de vision, et ne longez pas trop près les voitures en stationnement ou les trottoirs pour éviter les portières qui s'ouvrent ou des piétons qui traversent la chaussée qu'il s'agit d'alerter d'un coup de sonnette.

 

Il faut aussi savoir qu'en ville les automobilistes doivent vous dépasser avec un mètre d'écart selon le code de la route. Vous pouvez vous doter d'un écarteur de danger pour inciter les conducteurs à respecter cette règle de sécurité ainsi que d'un rétroviseur pour anticiper les situations de conflits.


Même si nul n’est censé ignorer le code de la route, cela va encore mieux en rappelant aux cyclistes de respecter les feux rouges ainsi que les trottoirs et les passages protégés réservés aux seuls piétons. Hormis les enfants de 8 ans qui sont autorisés à emprunter un trottoir, Il n'est possible en effet de rouler sur un trottoir sauf dans le cas où il existe une piste cyclable dûment signalée.

 

Dans le cas des aires piétonnes toutefois, sauf mention contraire indiquée par la signalisation, les cyclistes peuvent circuler à l'allure du pas en veillant à ne pas occasionner de gêne aux piétons qui restent toujours prioritaires.

Les cyclistes doivent également respecter les sens uniques, sauf dans le cas où une disposition spécifique et tout à fait réglementaire (principe d’un "contresens" cyclable) a été prise pour leur permettre de circuler dans les deux sens comme on commence à le voir à Paris.


Des vêtements clairs et réfléchissants

  

Devenez un modèle dans le défilé de la circulation.


Si vous aimez les sensations fortes, tentez donc l’aventure du passage à vélo aux guichets du Louvre en fin de journée à la mauvaise saison en vêtements sombres. A bas le diktat du noir et du gris qu’il faut laisser aux carrosseries des voitures : sachez être une luciole la nuit et un rayon de soleil le jour !

Le jour, les couleurs vives affirment votre présence, elles vous imposent dans les flots de la circulation... La nuit, le port de tenues visibles est un réflexe à acquérir. Sans pour autant devoir vous déguiser en ouvrier de chantier ou en coureur cycliste, de préférence, portez des vêtements clairs ou de couleurs vives. Certains habits comportent des bandes réfléchissantes très utiles la nuit ou sous la pluie. Il existe également toutes sortes d’articles réfléchissants tels que des bandes à armature souple (modèle « slap wrap ») faisant office de pinces à vélo ou de serre-manche, ou encore des « baudriers », gilets ou autres chasubles. De tels accessoires sont disponibles chez un bon vélociste et auprès de plusieurs associations cyclistes membres de la FUBicy (MDB à Paris). A défaut de disposer d’un revendeur dans votre secteur, on trouve aussi de tels articles au rayon vêtements de travail ou de sécurité dans un magasin de bricolage. Ou encore sur les sites et catalogues des fournisseurs de vêtements professionnels.

Pas toujours toutefois très esthétiques, la gamme de ces produits sort du marché de la sécurité pour être plus pratiques et discrets : surfaces ajourées pour une meilleure ventilation, nouvelles couleurs de textiles à haute performance autres que le jaune ou l’orange fluo, « écharpes » en « V » à passer autour du cou bien adaptées pour les enfants,…

Avis aux amateurs de couture et de transformation de vêtements classiques, des bandes rétro-réfléchissantes sont également disponibles au détail. Avec un peu de savoir-faire, on peut recycler une parka ou un coupe-vent en le transformant en vêtement de sécurité à usage cycliste « portable », tant les rayons « vélo » sont rares chez les distributeurs de vêtements de sport ou remplis d’horreurs fluo ! On prendra soin de placer les bandes aux endroits stratégiques : bas de manche, parties latérales du corps, dans le dos assez haut, partie qui est vue en premier par les automobilistes. Et pourquoi ne pas former des compositions graphiques pour un modèle exclusif, chic et pratique !



https://www.facebook.com/pages/Cycloparis15